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Harmonies économiques est paru
Par Georges Lane, samedi 1er avril 2006 à 13:28

Source http://georgeslane.tooblog.fr

"C'est prêt !" Harmonies économiques de Frédéric Bastiat est paru et disponible aux Editions du Trident.

Je profite de la circonstance pour insister sur un aspect de la conclusion que Bastiat a donnée à son livre (paru pour la première fois en 1850) :
" Cependant, à la longue (ainsi le veut la nature progressive de l'homme), la Spoliation développe, dans le milieu même où elle s'exerce,
- des résistances qui paralysent sa force et
- des lumières qui dévoilent ses impostures.
[en passant, pardonnez moi mon outrecuidance de Georges Lane, mais c'est en particulier pour cela qu'il faut toujours rester optimiste face à la spoliation, résultat de l'oppression. Et Bastiat poursuit:]

Elle ne se rend pas pour cela: elle se fait seulement plus rusée, et, s'enveloppant dans des formes de gouvernement, des pondérations, des équilibres, elle enfante la Politique, mine longtemps féconde.

On la voit alors usurper la liberté des citoyens pour mieux exploiter leurs richesses, et tarir leurs richesses pour mieux venir à bout de leur liberté.

L'activité privée passe dans le domaine de l'activité publique.
Tout se fait par des fonctionnaires; une bureaucratie inintelligente et tracassière COUV/re le pays.

Le trésor public devient un vaste réservoir où les travailleurs versent leurs économies, qui, de là, vont se distribuer entre les hommes à places.

Le libre débat n'est plus la règle des transactions, et rien ne peut réaliser ni constater la mutualité des services.

Dans cet état de choses, la vraie notion de la propriété s'éteint, chacun fait appel à la Loi pour qu'elle donne à ses services une valeur factice.

On entre ainsi dans l'ère des privilèges.
La Spoliation, toujours plus subtile, se cantonne dans les Monopoles et se cache derrière les Restrictions;
elle déplace le courant naturel des échanges,
elle pousse dans des directions artificielles le capital, avec le capital le travail, et avec le travail la population elle-même.

Elle fait produire péniblement au Nord ce qui se ferait avec facilité au Midi;
elle crée des industries et des existences précaires;
elle substitue aux forces gratuites de la nature les fatigues onéreuses du travail;
elle fomente des établissements qui ne peuvent soutenir aucune rivalité, et invoque contre leurs compétiteurs l'emploi de la force;
elle provoque les jalousies internationales, flatte les orgueils patriotiques, et invente d'ingénieuses théories, qui lui donnent pour auxiliaires ses propres dupes;
elle rend toujours imminentes les crises industrielles et les banqueroutes;
elle ébranle dans les citoyens toute confiance en l'avenir, toute foi dans la liberté, et jusqu'à la conscience de ce qui est juste.

Et quand enfin la science dévoile ses méfaits, elle ameute contre la science jusqu'à ses victimes, en s'écriant: À l'Utopie!
Bien plus, elle nie non seulement la science qui lui fait obstacle, mais l'idée même d'une science possible, par, cette dernière sentence du scepticisme: Il n'y a pas de principes!

Cependant, sous l'aiguillon de la souffrance, la masse des travailleurs s'insurge, elle renverse tout ce qui est au-dessus d'elle.

Gouvernement, impôts, législation, tout est à sa merci, et vous croyez peut-être que c'en est fait du règne de la Spoliation;
vous croyez que la mutualité des services va être constituée sur sa seule base possible, et même imaginable, la Liberté.

— Détrompez-vous;
hélas! cette funeste idée s'est infiltrée dans la masse: Que la Propriété n'a d'autre origine, d'autre sanction, d'autre légitimité, d'autre raison d'être que la Loi;
et voici que la masse se prend à se spolier législativement elle-même.

Souffrante des blessures qui lui ont été faites, elle entreprend de guérir chacun de ses membres en lui concédant un droit d'oppression sur le membre voisin; cela s'appelle Solidarité, Fraternité.
— « Tu as produit; je n'ai pas produit; nous sommes solidaires; partageons. »
— « Tu as quelque chose; je n'ai rien; nous sommes frères; partageons. » "—
Cet extrait de la conclusion de Harmonies économiques a le mérite, à 150 ans d'intervalle, de montrer que, par l'observation des faits et le raisonnement logique, Frédéric Bastiat a dépeint, de façon prophétique, le dernier stade qu'a atteint la France, résultat du coup d'Etat socialo-communiste des années 1945-46, où nous vivons aujourd'hui en 2006.

Comment en sortir ?
En faisant connaître et comprendre les vérités développées dans les dix chapitres du livre et ignorées par une grande majorité de Français.

 

Les « Harmonies Économiques »

DE FrÉdÉric Bastiat

Couverture du livre Harmonies économiques

(À lire aussi, dans les archives de "l'Insolent": 21.2 Situation de Frédéric Bastiat)

Viennent de paraître aux Éditions du Trident :

Préfacé par Georges LANE

ce volume de 336 pages

reprend l'édition des Harmonies économiques telle qu'elle avait été publiée de son vivant par Frédéric Bastiat

Une deuxième partie avait été publiée dans l'édition posthume des Œuvres complètes de Bastiat,

Cette deuxième partie sera rassemblée en un prochain volume sous le titre

HARMONIES SOCIALES - PRODUCTEURS ET CONSOMMATEURS

que les Éditions du Trident imprimeront à l'automne 2006.

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